L’Aïdi écrit par d’autres

8 juin 2008

Pour commencer : j’ai créé un site, qui reprend toutes les informations de ce blog, et bien plus encore, avec plein de photos… 

Rejoignez-moi sur : www.aidi-chien.fr.gd

A tout de suite, je vous attend!

Article I :
             L’Aïdi*, le chien de l’Atlas qui évolue et vit depuis des milliers d’années dans les montagnes et les plateaux de l’Atlas, est une race canine nationale menacée d’extinction.
Les enquêtes de terrain effectuées par le Club du chien de l’Atlas (créé en 1985) ont contribué d’une manière remarquable à faire connaître cette race.
L’Aïdi n’est pas un chien berger, il a pour vocation première de garder et de protéger, souvent avec zèle, la tente et les biens du nomade berbère y compris son cheptel contre les chacals et les autres prédateurs.
Solide, ce chien de montagne est doté d’une musculature hors norme pour sa taille (52 à 62 cm) et d’une puissante charpente sans lourdeur.
Il possède une fourrure épaisse de couleurs différentes qui le protège du froid glacial des montagnes, de la chaleur de l’été et des attaques des fauves des forêts avoisinantes.

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      De par son intelligence et sa sociabilité, il dispose de potentialités de dressage certaines comme la chasse au sanglier. En France, le Centre indépendant d’Education s’emploie à le dresser pour accompagner et guider les personnes non voyantes.
Au Maroc, ce sont les régions enclavées et difficiles d’accès qui ont contribué à la sauvegarde et à la survie de cet animal qui figure désormais au registre initial marocain (RIM) et au Livre marocain des origines (LMO). Cette redécouverte est à l’origine de la création du Club du chien de l’Atlas qui s’assigne pour mission première de sauvegarder cette espèce nationale.
La présidente du club, Dr Id Sidi Yahia Khadija, a indiqué qu’il existe un projet de création d’une association locale à Azrou qui aura pour objectif de participer à la sauvegarde de cette race. Le club compte centrer ses actions sur plusieurs zones de l’Atlas, surtout la région du Moyen-Atlas oriental (monts de Bouiblane, Ighazrane, Beni Sohane, Aït Zegout et Aït Aalahem).
Fiche d’identité :

 

Originaire du Maroc.
Classé dans le groupe 2 (Molossoïde).
Il peut mesurer de 52 à 62 cm.
Le mâle pèse environ 30 Kg et 25 Kg pour la femelle.
Sa couleur très variée, peut passer du blanc au noir, en passant par le roux ou le bringé.
Sa longue queue atteins au moins le jarret et est portée bas.
Il a pour surnom chien de l’Atlas.

D’où vient-il ?
L’aïdi vient du Maroc d’où il chassait les fauves pour protéger les animaux et les tentes, mais serait originaire du Sahara. Il commence à peine à être connu dans son pays d’origine. Il est apparu en France en 1992.
Signes particuliers :
Avec sa taille plutôt petite et son corps musclé, l’aïdi reste néanmoins un bon chasseur. Il a un œil vif ce qui lui permet d’être toujours en alerte. Il peut à la fois s’accommoder au chaud et au froid grâce à son poil touffu et mi-long. L’aïdi a l’habitude de vivre auprès des hommes, ce qui le rend très attentionné envers son maître et leurs enfants ; il saura être un bon chien de garde pour leur sécurité au foyer. Le plus de cette race, c’est qu’il vous préviendra s’il y a des serpents. Si l’exercice est au quotidient, l’aïdi peut vivre dans un appartement.
Conseils :
L’aïdi peut se montrer méchant vis-à-vis de vos visiteurs s’il prend trop à cœur son rôle de garde. C’est pourquoi vous devez lui apprendre dès son plus jeune âge à vous respecter et à vous obéir. De plus, soyez ferme avec lui si son tempérament est trop démonstratif.
Entretien :
Pas d’entretien particulier sauf un étrillage au moment de la mue. Il serait bon de lui passer au coup de brosse de temps en temps.



 

Article II   Par Amale SAMIE

 

                             L’Aïdi, le chien de race de l’Atlas marocain.
                                      LE SEIGNEUR DES CIMES                                

   L’Aïdi est strictement montagnard. Ce n’est pas une race pensée et créée par les éleveurs de chiens et autres sélectionneurs. Le docteur Michel Gaudois, président du Club français de l’Aïdi n’a fait que constater son existence et étudier ses caractéristiques telles qu’elles se sont fixées au cours des âges.

Il les a homologuées et avec de nombreux passionnés marocains et étrangers, il a pu faire connaître ce chien à l’étranger, en France et en Espagne, notamment. Ce chien a donc un standard précis et impitoyable. De nombreux individus vivent en France et participent à des concours. La fièvre de l’Aïdi est lancée.

Cet animal est intimement lié aux populations des montagnes et des plateaux de l’Atlas qui pratiquent un mode de vie agro-pastoral semi-normade depuis toujours.
C’est un chien primitif à l’intelligence vive et aux instincts intacts.

Il est issu d’une sélection naturelle immémoriale : les chiots qui ont survécu et fait souche sont donc intelligents, agiles, prudents et très solides.

Hiérarchie

L’Aïdi est très attaché à son cercle familial, élargi à la ferme, au campement, ou au village : il connaît chacun des membres de ce groupe humains et animaux, et les respecte suivant la hiérarchie qu’il a établie.

Il protège les enfants, joue avec eux, les câline en les traitant comme ses chiots. La maisonnée forme un tout, la hiérarchie y est respectée comme dans une meute. Les chefs en sont le maître et la maîtresse de maison. Tout intrus, qu’il s’agisse d’un homme ou d’un chien étranger est considéré par les Idan ( les chiens ) comme un danger potentiel et chassé manu militari.

Le soir, ils patrouillent alors autour du douar ou du campement, et vont à la chasse. Dans leurs régions d’origine, les Idan vivent en petites meutes de moins d’une dizaine d’individus inféodés aux campements. Ces groupes sont fortement hiérarchisés et constitués principalement de mâles. La hiérarchisation entraîne, bien sûr des conflits très bruyants, mais qui n’entraînent que très exceptionnellement des lésions importantes chez les rivaux. L’important est de montrer sa force et son autorité.

Sauf lorsqu’ils sont en expédition de chasse entre amis de la même meute » ou qu’ils se rendent à l’invitation odorante d’une femelle accueillante : les Idan, pluriel amazigh de Aïdi, ont dans la nature, un comportement très solitaire.

Ils évitent le contact des humains inconnus et n’approchent pas les campements étrangers. Ils peuvent trotter avec obstination et rapidité sur de très longues distances, pour des raisons qui leur sont propres.

Guetteur

Le grand travail de l’Aïdi est constitué par la garde et la protection des personnes, du bétail et des biens : Il s’y révèle d’une redoutable efficacité. Forgé par des millénaires de sélection et d’utilisation, il connaît son métier d’instinct, et il n’est nul besoin de le lui apprendre.
Quand un voyageur s’approche d’un campement, d’une ferme, d’un douar, ou d’un groupe de bergers surveillant un troupeau, il aura la surprise d’entendre soudain un aboiement rauque et de voir surgir, un chien jailli du sol à quelques dizaines de mètres de lui.

À ce guetteur répondent aussitôt deux, trois, six autres Idan qui paraissent eux aussi nés de la forêt et qui joignent leur voix caractéristique et s’interposent entre l’intrus et le campement.

Si notre homme passe outre, il entre alors dans une deuxième zone, où les chiens vont l’encercler, toujours donnant de la voix, se rapprochant par intermittence et montrant les crocs. L’escorte se fait de plus en plus rapprochée et dissuasive.

Si l’intrus pénètre enfin dans le « sanctuaire » que forme le cercle du campement ou la cour de ferme, et qu’aucune autorité, le fermier ou sa femme, n’est intervenue pour prendre l’arrivant sous sa protection, les chiens passent à l’action, selon leur technique ancestrale du type guerre d’escarmouches.

Les Idan procèdent par attaques tangentielles, surgissant de n’importe où, infligent au passage une morsure rapide, puissante et douloureuse, et se mettent à l’abri très vite en poursuivant leur trajectoire.

Agilité et mobilité les rendent insaisissables. Si l’intrus insiste et que la bataille s’engage vraiment, les chiens en viendront alors à la prise directe, puissante, douloureuse et déclarante de leurs formidables mâchoires. C’est à ce jeu-là qu’ils surpassent les chacals.

Pedigree

Plus que tout autre chien, l’Aïdi a besoin de trouver au sein de la famille une hiérarchie de meute structurée et claire, des points de repère simples et précis, avec un maître incontestable auquel il fera spontanément allégeance avec une fidélité sans faille et un absolu dévouement.

De son côté « chien primitif » proche de la nature, l’Aïdi qui vit hors de l’Atlas, a gardé une grande vivacité d’esprit, un sens aigu de l’observation et une compréhension rapide. Son apprentissage se fait très vite: il s’intègre immédiatement à sa nouvelle famille, comprend très vite les mots et les commandements, les gestes et les attitudes: il apprend les exercices en très peu de temps.

La Fédération canine internationale le range dans le type chiens de montagne et bouviers de Suisse. Ce chien vit parmi les pasteurs et les paysans montagnards. Leurs conditions d’existence sont difficiles. Pour eux, l’Aïdi n’est ni un cas, ni un sujet particulier de réjouissance. C’est LE chien. Il fait son travail de chien en se moquant des pedigrees et des standards. Il partage la vie plus que frugale de ses maîtres. Quand les Berbères s’apercevront que l’Aïdi est un chien commercialisable, c’en sera fait de l’Aïdi. Bien sûr, les vrais cynophiles en sont conscients. Michel Gaudois est un passionné, mais il n’est pas du tout sonné ou spécialement évaporé. Il entend, avec la Société centrale canine marocaine, fondée en 1934 et reconnue d’utilité publique, préserver le territoire naturel de ce chien. Pour que cet animal sympathique puisse rester préservé des sélectionneurs, des eugénistes et des marchands.

Le milieu naturel de l’Aïdi s’est profondément dégradé. La forêt recule chaque jour, les montagnards désertent leur pays. Si l’on réhabilite l’Atlas et ses habitants, l’Aïdi survivra et les cimes retentiront encore de son aboiement de chien parfaitement au fait du rôle qui lui revient.


*
Aïdi veut dire chien en Tamazight.

Mon chien

12 mai 2007

Je trouve cette race, importée en France en 1992, 1ère portée en 1994 (m’a t-on dit), super géniale ! C’est pour cela que j’ai créé ce blog, afin de la faire connaître. Clin doeil

Le Aïdi est un chien de taille moyenne, poils longs et qui ne s’emmèlent pas ! Il est hyper affectueux et fidèle envers ses maîtres. Il adore les enfants. Il sait jouer et aime ça. Il aime aussi la compagnie d’autres chiens, peut vivre aussi en meute, et respecte totalement la hiérarchie canine ! emoticone

On peut lui reprocher son entêtement, il essaye de faire comme bon lui chante, mais il faut lui montrer qui est le maître, le chef de meute !

C’est également un excellent chien de garde.

Il s’entend avec tous les animaux : chats, chevaux… emoticone

 emoticoneJ’ai créé un site reprenant toutes ces informations et d’autres, avec des mises à jour régulières :

www.aidi-chien.fr.gd … venez nombreux !!!emoticone

Je mets des photos, le standard de la race, l’historique, ainsi que des adresses utiles dans les pages de ce blog.

Et n’hésitez pas à utiliser le sondage et à me mettre un mail pour des suggestions et autres remarques !

Allez « blogfarfouiller » !

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